Par
Masri Feki © MEMRI
29 avril 2007
Traduit
de l'anglais par N. Maruani
Version
anglaise
Contrairement
aux manuels d'instruction religieuse (islamique) de certains
Etats arabes, les manuels tunisiens d'instruction religieuse
sont des compilations d’articles et d’extraits
d'ouvrages divers et variés. A titre d'exemple,
le Livre de pensée islamique de Première
[1] est
une compilation d’articles de 29 auteurs : il inclut
des extraits d'ouvrages de savants renommés comme
le grand historien nord-africain du XIVème siècle
Ibn Khaldun, le théologien irakien des IX-Xème
siècle Abou Al-Hassan Al-Ash'ari, et le grand théologien
Abou Hamid Al-Ghazali, ainsi que des extraits d'ouvrages
modernes signés par des réformistes musulmans
comme Rifa'a al-Tahtawi, Jamal Al-Din Al-Afghani, Muhammad
Abdu', Ali Abdel Razeq, Abdel Rahman Al-Kawakibi, Muhammad
Rashid Rida et Saadeddine Ibrahim [2].
Un
examen attentif des manuels scolaires tunisiens d’instruction
religieuse des classes de Première et de Terminale
révèle le rôle déterminant
que joue l'Etat tunisien dans trois domaines: la séparation
des pouvoirs, la liberté individuelle et la tolérance
vis-à-vis d'autrui.
En
outre, ces manuels ne se limitent pas à un seul
courant religieux, mais prennent en considération
les différents courants de l'islam. Ainsi, bien
que la Tunisie soit majoritairement sunnite, elle accorde
une place au chiisme dans ses manuels religieux.
Le
rapport qui suit porte sur les manuels d'instruction religieuse
des classes de Première et de Terminale ("deuxième
et troisième années secondaires") et
plus particulièrement sur certains de leurs grands
thèmes de prédilection: la laïcité
au regard de la religion, la nécessité d'éviter
les conflits d'ordre religieux, l'éducation comme
facteur de liberté et d'harmonisation entre religion
et modernité, le siècle des Lumières
en Europe, l'importance de la concertation, de la tolérance
et du dialogue.
Il
s'avère que le programme des manuels scolaires
tunisiens d'éducation religieuse est fidèle
à l'esprit de la salafiyya (ancien courant
réformiste musulman). Bien qu'aujourd'hui le terme
"salafiste" ne soit pas loin de signifier "extrémiste",
les premiers salafistes, dont certains écrits ont
été repris dans ces manuels, encourageaient
un islam modéré, l'ouverture et la modernité.
Ce mouvement d'origine a par la suite été
récupéré par le nationalisme et l'islamisme
arabes, ce qui a progressivement contribué à
marginaliser le progressisme musulman. La Tunisie a toutefois
échappé à cette tendance, ainsi que
le révèle la lecture des manuels scolaires.
Certains
chapitres semblent toutefois entrer en contradiction avec
la réalité politique de la Tunisie contemporaine
de Ben Ali, comme par exemple celui sur la "connaissance,
remède du despotisme" ou sur la "liberté
comme fondement du pouvoir." Voilà qui laisse
perplexe quant à l'usage toujours actuel de ces
manuels. Il convient ainsi de noter que ces derniers ont
été rédigés sous le règne
de Habib Bourguiba, fondateur de la Tunisie moderne, dont
le gouvernement était plus populaire et plus libéral,
bien que pas tout à fait démocratique, et
dont l'orientation réformiste demeure l'idéologie
officielle du régime actuel.
L'Etat
laïque et les réformes institutionnelles
Dans
un chapitre intitulé "Le renouveau et les
mouvements de réforme", le manuel de Première
souligne la nécessité d'institutions étatiques
laïques pour un bon fonctionnement de la société
arabe: "L'une des causes de l'anarchie, des complots
et de l'effritement dans les rangs de la nation [arabe],
ainsi que de la faiblesse et de la colonisation qui s'ensuivent,
est l'absence d’institutions constitutionnelles
(...), de pouvoir législatif représentant
le peuple et promulguant des lois qui le protègent
et assurent la stabilité [de la nation arabe]."
[3]
La
religion comme source de dissensions
Le
manuel d'instruction religieuse de la classe de Première
va jusqu'à présenter la religion comme une
source possible de conflits. Un article [4]
évoque le conflit qui a jadis opposé les
mutazilites [5]
à l’orthodoxie islamique, notamment hanbalite
[6], au
sujet de la "création du Coran". Pour
les mutazilites, le Coran aurait été
"créé" au moment de l’avènement
de Mahomet tandis que pour les théologiens officiels,
le Coran aurait été rédigé
par Allah avant la création du monde. Il serait
"descendu" au moment de l’avènement
du Prophète de l’islam. "Cette controverse
est à l’origine d’une épreuve
cruelle (…) qui équivaut à l'Inquisition
pour l’Europe chrétienne. A notre époque,
les différences d'opinions sur ce sujet purement
théorique peuvent surprendre (…) ainsi que
la violence, l’amertume, la jalousie, voire les
meurtres qu'elles peuvent entraîner. Ces répercussions
sont la meilleure preuve que le conflit entre les mutazilites
affirmant que le Coran est une création humaine
d'une part, et les hanbalites et les autres [musulmans]
pour qui il est antérieur [à la création
du monde], n’était pas un conflit purement
théorique, mais (…) religieux." [7]
En
outre, un article du cheikh réformiste Mohammad
'Abdu [8]
dénonce ce qu’il qualifie d'"immobilisme
des théologiens": "Quelqu'un peut-il
nier l'immobilisme des docteurs de la charia et demeurer
avec les expressions des auteurs, malgré leurs
divergences d'opinions et leurs incompréhensions
? Dans les cas où nulle opinion n'a été
exprimée, ils évitent de trancher et cherchent
à pervertir le sens [du texte] afin de le rendre
conforme aux affirmations de tel ou tel ouvrage. [9]
Dans
un texte intitulé "Le lien entre la science
et la religion, et la contagion du fanatisme chez les
musulmans" [10],
le manuel s'attaque aussi aux pratiques obsolètes
attribuées à l'islam: "D'où
vient ce grand nombre de religieux que nous trouvons aujourd’hui
dans les pays de l'islam, chargés de veiller sur
l'observance de cérémonies religieuses que
le Coran n’a jamais mentionnées, comme les
enterrements et autres cérémonies liés
aux différents aspects de la vie publique - les
naissances, les mariages, les intronisations, etc. ? Et
comment voyons-nous aujourd’hui chez les musulmans
- et c’est une chose qui peut être associée
à l’idolâtrie - le grand nombre de
saints, de justes et de chefs religieux qui ont fondé
des courants diffusés aux quatre coins du monde
musulman ? Et comment est-il possible que les croyants
implorent ces saints, ces justes et ces chefs religieux
sans doute plus qu’ils n’implorent Dieu ?"
[11]
"Seul
le savoir… permet de dépasser des moeurs
obsolètes" ; l'instruction est l'ennemi des
dictatures
Le
manuel explique, dans un passage extrait d’un ouvrage
intitulé "La parole utile dans la démonstration
de l’effort et de l’imitation" [12],
que toute tentative de réforme dans le monde arabe
provoque des réactions négatives, la population
étant très attachée aux traditions
locales. Cet état de fait est si fort que si une
tradition venait à être présentée
comme une innovation (condamnable dans l'islam), la population
se rebellerait: "Tout [homme] raisonnable sait que
si un docteur de l’islam déclarait dans une
ville musulmane, en n'importe quelle circonstance, que
l’imitation est une innovation interdite [sans fondement
dans l’islam] (…), il serait attaqué
par la majorité de ses habitants, soit par des
injures, soit par la violation de ses biens, de son corps
et de son honneur." [13]
Un
article présente l'instruction comme l'ennemi de
la dictature. Sous le thème "Le despotisme
et la science" [14]
: "La liberté politique responsable et organisée
garantit le dialogue entre la nation et le pouvoir",
l'auteur pose la question: "Qu'est-ce qui ressemble
plus au despotisme que la tutelle d’un traître
puissant et infidèle sur les orphelins de riches,
qui utilise leurs biens et leurs âmes comme bon
lui semble tant qu’ils sont mineurs ? De même
que le tuteur n’a pas intérêt à
ce que les orphelins atteignent leur majorité,
le despote n’a pas intérêt à
ce que le peuple soit éclairé par la connaissance.
Ce n'est pas un secret pour l'autocrate qu'il ne peut
y avoir de coercition et d'esclavage si les sujets demeurent
dans l'obscurité de l'ignorance. (…)
Le
despote ne craint pas l'étude de la philologie
destinée à corriger la langue tant que celle-ci
n'inclut pas de maximes susceptibles de soulever le peuple
(contre le dirigeant) ou de rhétorique génératrice
d'engouement [contre le pouvoir] qui affaiblit les armées.
"On
peut dire de façon générale que le
despote ne craint pas toutes les sciences mais seulement
celles qui ouvrent l'esprit et éveillent en l'homme
la conscience de ses droits et de son absence de droits,
ainsi que des moyens d'acquérir et de préserver
ses droits. Le despote est un usurpateur et un fourbe,
tandis que les savants éveillent la conscience
et mettent en garde. Le despote a des affaires et des
intérêts que seul le savant est en mesure
de gâter." [15]
Le
même manuel fait en particulier l'éloge du
savoir profane. Un article de Muhammad 'Abdu dénonce
la "contagion du fanatisme" en ces termes: "Le
savoir élève les nations, tandis que l’ignorance
les affaiblit et en fait la proie des errances du fanatisme,
que ce [fanatisme] soit d'ordre idéologique, clanique
ou confessionnel." [16]
L'Europe,
source des Lumières
S'agissant
du savoir comme rempart contre le fanatisme, le manuel
mentionne notamment le côté positif de la
campagne napoléonienne en Egypte, qui a apporté
les sciences en Egypte. Un passage extrait d’un
livre intitulé "La pensée réformiste
chez les Arabes à l’époque de la renaissance
[arabe]" [17]
souligne que la campagne napoléonienne a élevé
le niveau d'instruction générale en Egypte
: "La campagne [française] [18]
n’était pas une simple opération militaire,
mais comportait un aspect scientifique et culturel qui
a eu le mérite d’allumer l’étincelle
de la renaissance arabe moderne. Car cette campagne a
fait venir de nombreux chercheurs français bien
équipés en Egypte, qui ont initié
des recherches dans les domaines des mathématiques,
de l'ingénierie, de la géographie, de l'astronomie,
de la mécanique, de la géologie, de la métallurgie,
de la médecine, de l'archéologie, de la
littérature et des arts. Une revue était
éditée tous les trois mois pour présenter
les résultats de ces recherches. Ils [les scientifiques
français] ont également diffusé un
précieux ouvrage descriptif de l’Egypte [Ketab
Wasf Misr], auquel ils ont incorporé des photos,
des cartes et des tableaux. Ces connaissances qui étaient
nouvelles pour les Egyptiens ont suscité tout leur
étonnement !"
"Cette
campagne a développé l'imprimerie ; Napoléon
a amené une imprimerie dont il s’est servi
pour [diffuser] son appel au peuple égyptien. (…)
Et la première imprimerie arabe que l’Egypte
a connue est l’Imprimerie orientale française.
Parmi ses publications se trouvaient un livre de phonétique,
un livre de lecture et un dictionnaire français-arabe.
Une autre imprimerie a ensuite été créée,
qui a publié Barid Misr [19].
Voilà qui révèle l’intérêt
que portait la campagne [française] pour le journalisme,
dans la mesure où elle a également donné
naissance à un deuxième journal, Al-Ashriya
al-Misriya [qui sortait tous les dix jours]."
"En
examinant les débuts de la renaissance en Egypte,
on constate que sa source est unique: c’est l’Europe,
grâce à son fort développement dans
les différents domaines."
Le
manuel ne prend toutefois pas partie pour la France: "Si
Napoléon s’est appuyé sur la science
moderne durant sa campagne, son but n'était pas
d'instruire le peuple [égyptien], mais de rallier
les élites pour étendre son pouvoir. Aussi,
la campagne, de courte durée, et les difficultés
encourues, n’ont pas permis aux Egyptiens de participer
à cette campagne." [20]
"La
réflexion est un commandement religieux."
L'auteur
définit comme suit la liberté de pensée:
"La liberté de pensée, c'est le respect
de l'esprit, le fait de lui donner une place honorable
et de lui permettre de s'exprimer dans tous les domaines,
aussi bien politique, scientifique que culturel. Le développement
culturel dans tous les domaines est révélateur
de la bonne santé de la société.
Et la liberté de pensée est une composante
- voire même le fondement - de la liberté
d'opinion et d'expression. La réflexion est un
commandement religieux." [21]
Le
manuel fait l'éloge de la liberté individuelle
comme étant la condition de toute connaissance.
Dans une partie intitulée "Des causes du retard
des musulmans", il présente un extrait d'une
lettre adressée au sultan ottoman par Moustafa
Fadel Pacha [22]
: "La liberté est l'enseignant n°1 des
nations ; c'est elle qui forme les enseignants. Nul autre
ne peut la remplacer. La nation opprimée méprise
le savoir car il ne lui est pas utile. Les nations désirent
le savoir quand elles jouissent des droits auxquels elles
croient ; l'instruction leur permet de mieux profiter
de leurs droits, et toute nation ignorante opprimée
est soit lâche soit traître."
La
liberté individuelle et le progrès
Le
manuel de Première insiste le droit inné
à la liberté individuelle [23]
dans un passage intitulé "La liberté
est la base du pouvoir": "Certains besoins vitaux
dépassent l'alimentation et l'habillement, même
s'ils sont la condition première de la vie. Parmi
les besoins essentiels se trouve la liberté. L’homme
naît libre, il n’a d'autre seigneur que Dieu
; c’est pourquoi il doit vivre libre et mourir libre.
La liberté inclut la liberté politique,
la liberté de pensée, voire même la
liberté religieuse."
Il
développe en particulier le concept de liberté
politique, ramification naturelle de la liberté
individuelle. L'individu avait le droit de critiquer le
pouvoir: "La liberté politique signifie en
premier lieu la liberté d’opinion et d’expression.
Aux tous débuts de l’Etat islamique avaient
été établies des libertés
politiques ne muselant pas l’individu, même
si ce dernier critiquait le gouverneur. L'Etat islamique
autorisait même la formation de groupes et de partis
aux opinions et aux principes différents [de ceux
du gouverneur], que ces derniers défendaient franchement
et explicitement." [24]
La
Shura (principe de consultation dans l'islam)
Un
autre article [25]
souligne la nécessité d'une diversité
d'avis antérieure à la prise de décision
par le dirigeant. La "Shura" (principe de consultation
dans l'islam) est considérée comme "faisant
partie des valeurs morales relatives à l'exercice
du pouvoir qui permettent à la concertation d'aboutir
à un point de vue commun utile à la collectivité,
que ce soit au sein de la pyramide du pouvoir politique,
de la tribu, du clan ou même de la famille où
les époux se concertent… Nous avons toujours
besoin d'un minimum de concertation pour arriver à
une direction qui garantisse la participation de tous
ou [au moins] de la majorité." [26]
En
outre, les décisions déterminantes devaient
être prises en accord avec l'avis du peuple: "La
liberté politique inclut aussi la consultation
[des gouvernés par les gouverneurs] comme il est
écrit dans le Coran: "[Qu'ils] se consultent
entre eux à propos de leurs affaires…"
(Sourate Al-Shura, verset 38). La Shura [consultation]
suppose [l'existence de] la liberté d'expression
et la garantit. S'il n'y a pas eu dans [l'historie de]
l'islam d'institutions officielles chargées de
veiller à la pluralité des opinions relatives
à la politique de l'Etat, comme le Parlement ou
les assemblées consultatives, l'islam approuve
toutefois le principe [de consultation], voire l'ordonne
(…). La pluralité des opinions nécessite
- surtout à une époque où l'espace
de l'Etat s'est élargi et où les problèmes
de gouvernance se sont multipliés - la reconnaissance
de l'opinion inverse dans un esprit de liberté
et de tolérance totale." [27]
La
tolérance et le dialogue
A
travers ses manuels scolaires, la Tunisie - majoritairement
sunnite - fait preuve d’une grande tolérance
à l'égard des chiites [28].
Le manuel d'instruction islamique de Seconde se réfère
au texte [29]
d’un éminent théologien réformiste
du XIXe siècle, Jamal Al-Din al-Afghani (1839-1897).
Ce dernier évoque le pluralisme religieux qui a
toujours existé en islam et cite parmi les grandes
écoles "les chiites qui imitent l’imam
Jaafar al-Sadeq [30]",
un des plus grands théologiens des Ahl al-Bayit
[31], précisant
que "leur préférence pour l’imam
Ali [32]
ne doit pas les exclure de la communauté des musulmans".
Le
texte du manuel souligne l'inutilité des opinions
revanchardes entre sunnites et chiites: "Si les sunnites
se mettaient d’accord aujourd’hui et approuvaient
le choix des chiites, des Arabes et des Perses, et admettaient
qu'Ali ibn Abi-Talib était plus apte à assurer
la [fonction] califale que [son prédécesseur]
Abou-Bakr [33],
est-ce que les Perses [chiites] s’en trouveraient
valorisés ? Ou la condition des chiites s’améliorerait-elle
? Et si [au contraire] les chiites approuvaient [le choix]
des sunnites [et admettaient] qu’Abou-Bakr avait
eu raison d'assurer la [fonction] califale d'Ali, cela
valoriserait-il les musulmans sunnites et les sauverait-il
de la servitude, de l’humiliation et de l’insécurité
où ils sont tombés aujourd’hui ?"
[34]
Annexe
Ci-dessous
la liste des textes des manuels scolaires :
Manuel
de pensée islamique de Première
Auteurs
: Al-Saddiq Al-Khawni, Salim Al-Masahli, Zuhayr Al-Juwayni,
Rashid Al-Qanuni, 'Izz Al-Din Al-Juwali. Sous la direction
du Professeur Kamal 'Amran.
Première
partie - Les fondements de l’islam
-
Extrait de L’aube de l’islam, Ahmed
Amin, Dar Al-Kitab Al-'Arabi, Beyrouth, pp.1-9.
-
Extrait de L’épître de l’unicité
d’Allah, Muhammad ‘Abdu, Beyrouth, 1982,
pp. 43-45.
-
"Les limites de l’esprit et l’unicité
d’Allah", Ibn Khaldun, Al-Muqaddima (Introduction
à l’Histoire), Tunis, 1989, pp. 557-559.
-
"Les racines et les branches de la religion",
Abu Al-Fath Al-Shahrastani, Le livre des religions
et des sectes (Al-Milal w'Al-Nihal), pp. 19-20.
-
"Les convictions fondamentales des sunnites",
Abu Al-Hassan 'Ali ibn Ismail Al-Ash'ari, La clarification
des principes de la religion (Al-Ibana 'an Usul Al-Diyana),
Dar Al-Bayan, Damas.
-
"Les erreurs dans [l’interprétation
de] la révélation," Al-Qadi 'Abd Al-Jabbar,
L’explication des cinq principes (Sharh Al-Usul
Al-Khamsa), Maktabat Wahba, Le Caire, 1965, pp. 226-230.
-
"L’historicité de l’étude
de la prédestination", Dr. Muhammad Abd Al-Rahman
Marhaba, De la philosophie grecque à la philosophie
islamique (Min Al-Falsafa Al-Yunaniyya ila Al-Falsafa
Al-Islamiyya), pp. 282-285.
-
"La position des mutazilites par rapport à
l’unicité d’Allah", Al-Ash'ari,
Les opinions des [penseurs] islamiques et les différentes
points de vue des croyants (Maqalat Al-Islamiyin wa-Ikhtilaf
Al-Musallin), Tahqiq Writer, pp. 155-156.
-
"L’émergence du débat théologique
sur la prédestination", Ibn Al-Qayyim, La
guérison du patient et la question de la prédestination
(Shifaa Al-'Alil fi Masa'il Al-Qada' wa-Al-Qadar),
Beyrouth, 1978, pp. 3-4.
Deuxième
partie - Le Renouveau et les mouvements de réforme
-
Textes introductifs incluant : "L’effondrement
[de la société]", Fahmi Jid'an, Les
fondements de l’évolution des penseurs musulmans
dans le Monde arabe moderne (Bawakir Al-Nahda), p.
15.
-
"Les réformes dans les temps anciens et dans
les temps modernes", Ali Umalil, Le réformisme
arabe et l’Etat-nation (Al-Islah Qadiman wa-Hadithan),
pp. 18-21.
-
"Des causes du retard des musulmans", Mustafa
Fadel Pasha, Lettre au sultan Abd Al-Aziz (Risala
ila Al-Sultan 'Abd Al-'Aziz), Kararis Tunis, Tunis,
No. 95-96, pp. 332-335.
-
"La protection de l’intérêt public",
Najm Al-Din Al-Tufi, L’intérêt
public dans la législation islamique (Al-Maslaha
fi Al-Tashri' Al-Islami), Mustafa Zayd, Supplément,
pp. 35-41.
-
"Deux types de théologiens: le Mujtahid (innovateur)
et l’imitateur", Muhammad ibn 'Ali Al-Shawkani,
L’opinion utile sur l’évidence
de l’ijtihad et l’imitation (Al-Qawl Al-Mufid
fi Adillat Al-Ijtihad wa Al-Taqlid), Dar Al-Qalam,
Koweït City, pp. 46-51.
-
"L’effet du contact avec l’Europe sur
la Nahda [renaissance arabe]," Muhammad Al-Qadi and
'Abdallah Sulah, La pensée réformiste
arabe dans l’Age de la Nahda (Al-Fikr Al-Islahi
'inda Al-'Arab fi 'Asr Al-Nahda), éditions
Dar Al-Janoub, Tunis, 1992, pp. 15-24.
-
"Un azharite dans la ville des Lumières [Paris]",
Muhammad 'Ammara, Travaux complets (Al-A'mal Al-Kamila),
pp. 11-12.
-
"Atteindre les objectifs par les réformes
administratives", Khayr Al-Din Al-Tunsi, Les
meilleures voies dans la connaissance des Etats (Aqwam
Al-Masalik fi Ma'rifat Ahwal Al-Mamalik), pp. 92-98.
-
"L’unification des écoles religieuses
[islamiques]", Jamal Al-Din Al-Afghani, Travaux
complets (Al-A'mal Al-Kamila), pp. 324-325.
-
"Despotisme et savoir", 'Abd Al-Rahman Al-Kawakibi,
La nature du despotisme et l'élimination de
la servitude (Taba'i' Al-Istibdad wa Masari' Al-Isti'bad),
pp. 28-33.
-
"La réforme de l’éducation",
Muhammad ‘Abdu, Travaux complets (Al-A'mal Al-Kamila),
pp. 113-114.
-
"L’identité culturelle et le colonialisme",
'Ammar Al-Talbi, Les travaux de Ben Badis (Athar Ben
Badis), Alger, 1968, pp. 309-310.
-
"La raison de la charia dans l’établissement
du système de la nation islamique", Muhammad
Al-Taher ibn 'Ashur, Les raisons de la charia (Maqasid
Al-Shari'a), p. 139.
-
"L’islam aujourd’hui: une nouvelle prise
de conscience", Dr Muhammad 'Aziz Al-Hababi, L’individualisme
dans l’islam (Al-Shakhsaniyya Al-Islamiyya),
pp. 141-142.
-
"L’intérêt commun est lié
aux raisons [de la Loi]," 'Allal Al-Fasi, Les
raisons de la loi islamique et ses vertus (Maqasid Al-Shari'a
Al-Islamiyya wa Makarimiha), pp. 177-179.
-
"[A propos de] la monarchie limitée par le
droit", Ibn Abi Al-Diaf, L’action des gens
de notre époque dans l’information des rois
de Tunisie et la promesse de sûreté (Ithaf
Ahl Al-Zaman bi Ikhbar Muluk Tunis wa 'Ahd Al-Aman),
Tunis, 1989, pp. 58-59.
-
"L’appel à la création d'un conseil
national représentatif ", Général
Hussein, Parmi les lettres du General Hussein (Min
Rasa'il Hussein), Al-'Ahd Al-Rutbi l'il-Risala, p.
146.
-
"Critique de la pensée réformiste",
Kamal 'Abd Al-Latif, Interprétation allégorique
et paradoxe (Al-Ta'wil wa Al-Mufaraqa), p. 17.
-
"Evaluation du mouvement réformiste",
'Abd Al-Samad Belkabir, Etudes sur le mouvement salafiste
(Durus fi Al-Haraka Al-Salafiyya), pp. 122-123.
Troisième
partie - Tradition: Présentation de Muhammad 'Abdu
Extraits
du livre Islam et chrétienté dans la
relation entre la science et la civilisation (Al-Islam
wa Al-Nasraniyya ma'a Al-'Ilm wa Al-Madaniyya), Muhammad
‘Abdu, Le Caire, 1938:
-
"La stagnation des juristes islamiques"
(Jumud Al-Fuqaha'), pp. 107-108.
-
"La relation étroite entre la science
et la religion et la contagion du fanatisme parmi les
musulmans" (Mulazamat Al-'Ilm l'il-Din wa 'Aswa Al-Ta'assub
fi Al-Muslimin), pp. 150-151.
-
"L’état de la théologie"
(Hal 'Ulum Al-Din), pp. 152-153.
-
"Al-Taqlid" [L’imitation des autorités
religieuses], pp. 157-158.
Quatrième
partie - Coran: Sourate Al-Hujurat (49)
Manuel
de pensée islamique de Terminale
Auteurs:
'Abd Al-Jalil Al-Missawi, Al-Hadi Al-Khudri, Ahmed Al-Mushriqi,
'Abd Al-Razeq Al-'Iyyari. Sous la direction du Professeur
'Ali 'Abd Al-Jalil. Révisions finales : 'Abd Al-Majid
Al-Sharfi.
Première
partie - Inspiration: entre interprétation et explication
-
"L’interprétation courante", Muhammad
Rashid Rida, Le phare de l’exégèse
(Tafsir Al-Manar), pp. 24-26.
-
"Les textes et la réalité", Nasr
Hamed Abu-Zayd, La notion du texte (Mafhoum Al-Nass),
Al-Markaz Al-Thiqafi Al-'Arabi, Beyrouth, 1990, pp. 8-9.
-
"Le sens de la révélation", Muhammad
Rashid Rida, La révélation de Mahomet
(Al-Wahy Al-Muhammadi), Dar Al-Maktab Al-Islami,
Beyrouth et Damas, 1985, p. 44.
-
"La signification de la révélation
et son rapport à la prise de conscience",
Khalil Ahmed Khalil, La dialectique du Coran (Jadaliyat
Al-Quran), Beyrouth, 1997.
-
"La création du Coran: de l’idée
à l’épreuve", Ahmed Mahmoud Subhi,
La science du Kalam [i.e. Théologie islamique]
(Fi 'Ilm Al-Kalam), Mu'assasat Al-Thaqafa Al-Jami'iyya,
Alexandrie, pp. 127-129.
-
"La signification philosophique de la question de
la création du Coran", Hussein Ahmed Amin,
Le guide du musulman triste (Dalil Al-Muslim Al-Hazin),
Dar Al-Janoub l'il-Nashr, Tunis, 1993, pp. 133-134.
-
"L’inimitabilité du Coran", Muhammad
'Ali Al-Sabouni, L’exposition des sciences du
Coran (Al-Tibyan fi 'Ulum Al-Quran), Le Caire, 1980,
pp. 86-125.
-
"L’esprit et la tradition", Abu-Hamid
Al-Ghazali, Le renouveau de la théologie (Ma'arij
Al-Quds fi Madarij Ma'rifat Al-Nafs), Le Caire, 1927,
p. 59.
-
"Exégèse et interprétation allégorique",
Muhammad Al-Tahir Ben 'Ashur, L’exégèse
de l’écriture et de l’instruction (Tafsir
Al-Tahrir wa Al-Ta'wil), Al-Dar Al-Tunisiyya l'il-Nashr,
Tunis, 1984, p. 12.
-
"Le sens de l’interprétation allégorique",
'Ali Harb, Innovation et interprétation allégorique
(Al-Tajdid wa Al-Ta'wil), Majalat Dirasat 'Arabiyya,
1982, No. 8-12.
-
"Les étapes progressives de [l’évolution
de] la religion et de son interprétation",
Al-Sayyed Ahmed Khalil, L’évolution de
l’exégèse des livres saints et du
Coran (Nasha't Al-Tafsir fi Al-Kutub Al-Muqadassa wa Al-Quran),
Al-Wikala Al-Sharqiyya l'il-Thaqafa, Alexandrie, 1954,
pp. 69-83.
-
"L’esprit et le poids de la tradition",
Fu'ad Zakaria, La pensée scientifique (Al-Tafkir
Al-'Ilmi), Silsalat 'Alam Al-Ma'aref, Koweït,
1988, pp. 83-85.
-
"Entre interprétation allégorique et
Fiqh," Nasr Hamed Abu-Zayd, La notion de texte
[sacré] (Mafhum Al-Nass), pp. 237-240.
Deuxième
partie - Civilisation: La question politique dans la pensée
islamique
-
"L’historicité de l’Etat dans
la civilisation islamique", Ahmed Amin, L’aube
de l’islam (Doha Al-Islam), Dar Al-Kitab Al-'Arabi,
Beyrouth, pp. 4-6.
-
"La liberté comme fondement du pouvoir",
Kamal 'Abdallah Al-Mahdi, La religion et la vie (Al-Din
wa Al-Hayat), Dar Al-Jil, Beyrouth, 1988, pp. 291-293.
-
"La Shura [consultation dans l’islam]",
Muhammad Al-Talbi, Les enfants d’Allah ('Iyyal
Allah), Dar Siras lil-Nashr, 1992, pp. 90-93.
-
"Egalité et justice", Kamal 'Abdallah
Al-Mahdi, La religion et la vie (Al-Din wa Al-Hayat),
pp. 293-295.
-
"L’Etat et les valeurs", Muhammad Iqbal,
Le renouveau de la pensée religieuse (Tajdid
Al-Tafkir Al-Dini), Le Caire, 1968, pp. 177-179.
-
"Le califat et l’imamat", Ibn Khaldun,
Introduction à l’Histoire (Al-Muqaddima),
Tunis, 1989, pp. 1-244.
-
"Le califat et l’institution civile",
'Ali Harb, La laïcité de l’Etat
dans l’islam ('Ilmaniyyat Al-Dawla), Majalat
Al-Naqid.
-
"Les principes de l’islam concernant l’imamat",
Abu Al-Hassan Al-'Ash'ari, Les fondements de l’islam
et les différences d’opinion parmi les croyants
(Maqalat Al-Islamiyin wa Ikhtilaf Al-Musallin), Maktabat
Al-Nahda Al-Misriyya, Le Caire, 1954, pp. 132-136.
-
"La question du califat et de la gouvernance dans
les temps modernes", 'Abd Al-Majid Al-Sharafi, L’islam
et la modernité (Al-Islam wa Al-Hidatha),
pp. 189-223.
-
"L’islam est une religion qui apporte le savoir",
'Ali 'Abd Al-Razeq, L’islam et les fondements
de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar
Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 143-153.
-
"Le Prophète était-il un dirigeant
politique ?", Muhammad Al-Khidr Hussein, Critique
de l’islam et fondements de la gouvernance [de 'Abd
Al-Razeq] (Naqd Kitab Al-Islam wa Usul Al-Hukm),
Al-Matba'a Al-Salafiyya, Le Caire, 1923, pp. 135-137.
-
"Les constances et les variables dans la relation
entre religion et politique", ‘Abd Al-Hamid
Mutawalli, Législation islamique et législation
[séculière] (Al-Tashri' Al-Islami wa Al-Nuzum
Al-Qanunia), Al-Hay'a Al-Misriyya Al-'Amma l'il-Kitab,
Le Caire, 1978, pp. 85-86.
-
"L’interaction entre les principes islamiques
et le savoir des temps modernes", Muhammad Rida Muharram,
La modernisation de la pensée politique islamique
(Tahdith Al-'Aql Al-Siyasi Al-Islami), Dar Al-Fikr
lil-Dirasat wa Al-Nashr wa Al-Tawzi', Le Caire, 1986,
pp. 155-159.
-
"L’islam respecte le droit de propriété",
Ali 'Abd Al-Wahed Wafi, L’islam protège
la vie et l’honneur (Himayat Al-Islam l'il-Anfas
wa Al-A'rad), Matba'a Al-Sha'b, Le Caire, pp. 44-46.
-
"Le prophète de la compassion et de la guerre",
Hassan Sa'b, L’islam et les défis de
l’époque [moderne] (Al-Islam wa Tahadiyyat
Al-'Asr), Dar Al-'Ilm lil-Malayin, Beyrouth, pp.
39-41.
-
"La solidarité sociale", Saadedine Ibrahim,
Majallat Al-Mustaqbal Al-'Arabi.
-
"L’imamat selon les Kharijites", Abu-Said
Al-Qalhati, Exposition et clarification (Al-Kashf
wa Al-Bayan), Tunis, 1984, pp. 151-152.
-
"L’imamat selon les mutazilites", Muhammad
Hamud, La pensée politique mutazilite (Al-Fikr
Al-Siyasi 'inda Al-Mu'tazala), Dirasa min Majallat
Al-Fikr Al-'Arabi, 1981, p. 344.
-
"L’imamat selon les Ash'arites", Ahmed
Mahmud Subhi, La science du Kalam [i.e., Théologie
islamique] (Fi 'Ilm Al-Kalam), Alexandrie, 1982,
p. 90.
-
"L’islam respecte le droit du propriétaire
d’utiliser sa propriété comme bon
lui semble", Ali 'Abd Al-Wahed Wafi, L’islam
protège la vie et l’honneur (Himayat Al-Islam
l'il-Anfas wa Al-A'rad), Matba'a Al-Sha'b, Le Caire,
pp. 48-58.
-
"Activité économique et valeur du travail
humain", Ibn Khaldun, Introduction à l'histoire
(Al-Muqaddima), Dar Al-Kitab Al-Lubnani, Beyrouth,
1967, pp. 678-681.
Troisième
partie - La tradition: L’islam et les fondements
de la gouvernance (par 'Ali 'Abd Al-Razeq)
-
Biographie du cheikh 'Ali 'Abd Al-Razeq's [par le ministère
de l’Education].
-
"Les responsables", Ali 'Abd Al-Razeq, L’islam
et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul
Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 122-123.
-
"Le califat et la force", Ali 'Abd Al-Razeq,
L’islam et les fondements de la gouvernance
(Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat,
Beyrouth, pp. 73-75.
-
"Le prophète et le pouvoir politique",
Ali 'Abd Al-Razeq, L’islam et les fondements
de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar
Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 151-154.
-
"Le califat n’est pas une institution politique",
Ali 'Abd Al-Razeq, L’islam et les fondements
de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar
Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 181-182.
-
"Les besoins du gouvernement diffèrent de
ceux du califat", Ali 'Abd Al-Razeq, L’islam
et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul
Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 80-83.